Chaleur tropicale
Préambule : les vidéos sont de retour, n'hésitez pas à revenir en arrière dans les articles "Duo Shao Qian" et "5 grenouilles...", le reste suivra très vite !
On est de nouveau deux, Gweltaz étant resté à Kunming pour une semaine de détente. Nous continuons notre route, devinez dans quelle direction ? Le sud, encore et toujours ! Nous rentrons donc dans la région du Xishuangbanna, toujours dans la province du Yunnan au sud de la Chine. Et par la même occasion, nous passons sous le Tropique du Cancer, youhou ! Le paysage change radicalement, on voit les premiers cocotiers, la végétation rappelle une jungle luxuriante (merci la mousson !) et la moiteur est palpable…
Mais revenons au Xishuangbanna, région où vit la minorité ethnique des Daï. C’est une société matriarcale qui vit dans des habitations très différentes de celles des Chinois ; les maisons en bois et bambous sont construites sur pilotis, et le « rez-de-chaussée » ouvert sur l’extérieur abrite les animaux, le matériel agricole, les véhicules etc. La famille vit à l’étage, dans une grande pièce de vie avec 2 chambres sur le côté, la chambre des anciens et celle des jeunes. Ces derniers se marient à 18 ans, ce qui fait que la mère de famille que l’on a rencontrée était deux fois grand-mère à 40 ans ! Les jeunes mariés hommes doivent travailler 3 ans, et apprendre les travaux des champs et le travail des métaux qui servira à confectionner des bijoux en argent qu’ils vendent aux touristes. Passées ces 3 années, il est devenu un homme, et peut donc s’occuper de la maison et des enfants pendant que la femme ramène le salaire. Une société matriarcale, quoi !
Au Xishuangbanna, on peut aussi apercevoir des éléphants sauvages près des plantations de thé. Mais on n’a pas eu cette chance…
Une maison typique Daï
Un bananier en fleur
Allez, après 6 semaines passées en Chine, il est temps de changer de pays ! On traverse donc la frontière en bus pour entrer au Laos, avec visa à l’arrivée, aucun problème. On débarque à Luang Nam Tha, une petite ville au nord du pays, dans laquelle on ne fera étape qu’une nuit avant de descendre à Luang Prabang, la deuxième ville du Laos. C’est un genre de station balnéaire en bordure du Mékong, où l’on croise plus de touristes que de Laotiens. Conclusion, tout est fait pour nous, du petit marché de nuit où sont vendus des produits de l’artisanat local, au nombre incalculable de restaurants et bars « à l’occidentale », avec cocktails branchés et burgers-frites.
Le tuk-tuk, moyen de locomation hyper pratique
Owen devant un autel bouddhiste
On subit 3 jours de pluie à Luang Prabang, ce qui n’entame pas notre moral pour aller visiter une cascade à une trentaine de km de là. 1h de tuk-tuk, et sortez la cape de pluie ! Par contre les 3 jours de pluie avaient sérieusement entamé le moral de la cascade, et au lieu d’un petit filet d’eau qui tombe gracieusement dans une piscine turquoise, c’est un torrent boueux qui dévale la pente en arrachant pontons et escaliers sur son passage. Qu'importe, on entame l'ascencion, en véritables backpackers que nous sommes...
Une fois séchés, remis de nos émotions, et après avoir profité du charme de la ville, on descend jusque la capitale, Vientiane...
Une idée reçue sur le Laos : les vestiges de la colonisation française sont peu présents, l’anglais remplace quasi-automatiquement le français sur les panneaux (à l’exception de quelques administrations), idem pour les noms de rue (sauf à Vientiane, qui a gardé l’appellation « rue » sur ses panneaux), et les Laotiens parlent beaucoup plus anglais que français. Par contre, ils ont gardé quelques habitudes bien françaises, comme les boulangeries, et la pétanque ! Est-ce qu’ils n’auraient gardé que le meilleur ?!
Prochain épisode : capitale relax et virée en 2-roues…